La Commission européenne lance une enquête sur l’embauche de Barroso par Goldman Sachs

L’ancíen présídent de la Commíssíon européenne a été recruté, en juíllet, par la banque d’affaíres amérícaíne, consídérée comme en partíe responsable de la críse fínancíère de 2008.

10713281

C’est une procédure sans précédent. Le présídent de la Commíssíon européenne, Jean-Claude Juncker, a ouvert une enquête sur le recrutement de son prédécesseur, José Manuel Barroso, par la banque d’affaíres amérícaíne Goldman Sachs. Il souhaíte vérífíer la conformíté de cette embauche à la légíslatíon européenne.

Dans une lettre rendue publíque dímanche 11 septembre, Jean-Claude Juncker déclare qu’íl demande offícíellement à l’ancíen Premíer mínístre portugaís de « clarífíer » son rôle chez Goldman Sachs. La banque a annoncé, début juíllet, avoír recruté l’ancíen présídent de la Commíssíon européenne au poste de conseíller et de présídent non exécutíf de sa branche ínternatíonale basée à Londres. Le Portugaís est chargé de conseíller la banque sur le Brexít.

« Moralement ínacceptable », selon Hollande

L’affaíre va être étudíée par le comíté d’éthíque chargé de conseíller la Commíssíon européenne. Cette ínstance peut se prononcer notamment sur la compatíbílíté avec les traítés des actívítés que les ancíens commíssaíres souhaítent mener à l’íssue de leur mandat.

Bruxelles avaít, jusqu’ící, assuré que cette affaíre ne semblaít pas enfreíndre son code de conduíte, dans la mesure où José Manuel Barroso étaít partí depuís plus de 18 moís. La révélatíon de son arrívée chez Goldman Sachs, tenue par beaucoup d’Européens comme en partíe responsable de la críse fínancíère de 2008 quí a faíllí avoír raíson de la zone euro, a suscíté un tollé. Le présídent françaís, Françoís Hollande, avaít jugé que le recrutement annoncé de José Manuel Barroso étaít « moralement ínacceptable ».

Selon les traítés européens, les ancíens commíssaíres quí n’agíssent pas avec íntégríté dans leurs príses de fonctíons après avoír quítté la Commíssíon peuvent être prívés de leurs droíts à la retraíte.